J’ai fait un « test rapide d’orientation diagnostique » disponible en pharmacie depuis le 11 juillet. Résultat en 15 minutes. Mais maintenant ? J’en fais quoi ?

Je me suis enfin décidée. Samedi en fin de journée, j’ai franchi le pas : je suis allé me faire « dépister » Covid-19. Début mars, j’avais eu des doutes, comme beaucoup certainement. J’avais eu quelques jours de fièvre peu habituelle mais peu intense, une énorme conjonctivite, et deux ou trois autres signes. Et m’étais interrogée : « Ai-je pu avoir contracté ce virus, et en être porteuse sans symptômes graves… Voire avoir pu contaminer des proches ? » Proches que j’ai bien inondés de mes interrogations à l’époque, les obligeant à se laver les mains 25 fois par jour et à ne pas m’approcher. Je suis insistante comme fille. Et convaincue.

L’arrivée de ce « test rapide d’orientation diagnostique » (Trod) en pharmacie depuis quelques jours est une aubaine. Je fonce. Je vais enfin savoir. Je fais le tour des premières pharmacies blésoises autour de moi : trois refus. L’un me dit « je n’ai pas reçu ces tests », l’autre me prévient : « Je n’en ai pas assez pour tester quelqu’un comme vous » (ah ? sur quoi se base-t-il ? Je ne saurai pas), et le troisième m’avoue sans détour : « Nous n’en savons pas encore assez sur ces tests, nous avons choisi délibérément de ne pas les pratiquer pour l’instant. Et sommes dans l’attente de plus d’informations. »

Source : Lanouvellerépublique.fr,

Publié le 20/07/2020

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